La prise en charge de soins de santé, dans leur quasi intégralité, nous fait oublier que nos ancêtres n’ont pas toujours connu d’assistance continue en matière de santé. Tout au long des siècles, la communauté d’habitants de Gonfaron dut s’organiser afin de porter secours à ceux qui en avaient le plus besoin.
Ainsi, au cœur de la partie la plus ancienne du village subsistait autrefois une rue Saint Jacques (actuelle rue de la Treille) qui indiquait la présence d’un hospice venant au secours des indigents de passage.
Avec le temps, nécessité se fit de structurer l’accueil des malades et des plus pauvres en matière de soins de santé.C’est Ainsi qu’un premier bâtiment fut construit antérieurement à 1807 à l’emplacement même où sera reconstruit, en 1826, un bâtiment beaucoup plus grand et mieux agencé.
Cet immeuble est demeuré intact jusqu’à aujourd’hui et abrite encore le bureau de poste ainsi que des logements.
Quelques traces de l’activité de l’hôpital du village subsistent parmi les archives municipales.
Ainsi, dans une note manuscrite de l’année 1807, on y apprend que l’hospice de la commune est peu peuplé parce qu’il y a peu d’indigents sans aucune ressource et que par ailleurs, à cette même époque les malades ne sont pas plus nombreux.
Par ailleurs, le fonctionnement de cet hôpital local était assez simple. En effet, il était géré par des administrateurs bénévoles et un officier de santé, autrement dit un médecin ou un infirmier qui était salarié de l’établissement.
À cette époque, l’état des finances de l’hôpital de Gonfaron n’est pas bon d’autant que cette structure vit de l’emprunt national. Le champ des soins pris en charge par l’hospice s’étend notamment avec la circulaire du 8 novembre 1813 qui lui permettra d’accueillir des personnes affectées par des troubles mentaux.
La rénovation et la reconstruction de l’hôpital en 1826 seront les signes visibles d’un renouveau de l’activité sanitaire sur le territoire communal. Les archives mentionnent le généreux don d’une certaine madame Brun, née Minjaud Victoire, qui léguera à l’hôpital, le 17 juillet 1831, la somme de 400 francs soit l’équivalent d’un peu plus de 15 000 euros. Faute de moyens et ses activités sanitaires déclinant, le bâtiment sera alors reconverti en école primaire pour les filles à compter de 1857
Source : Emmanuel Briglia – La quatrième de couv’
« Les soins a Gonfaron au 19eme siècle » – Gonfaron infos n°45